La
chirurgie de la silhouette Les
seins
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INTRODUCTION
SUR LA CHIRURGIE ESTHETIQUE DES SEINS |
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Les
seins sont des glandes d’origine cutanée,
peu développées chez l’homme, souvent
plus développées chez la femme, réalisant
un véritable caractère sexuel secondaire.
On connaît la grande valeur symbolique du sein dans
le domaine sexuel, intervenant dans la reproduction, dans
le domaine sensuel, par la sensibilité du mamelon
et de l’aréole qui l’entoure, et enfin
dans le domaine nutritionnel, par la lactation du nourrisson.
C’est le signe ultime de la féminité, participant à la beauté du corps et à la séduction. C’est insister sur l’importance de la définition de critères de beauté du sein, sachant que sa forme, son volume, la position de son aréole, et la qualité de sa peau, jouissent d’une grande variabilité dans le domaine du beau.
C’est insister enfin sur l’intensité de la douleur narcissique que ressent une femme qui satisfaite ou fière de l’aspect de ses seins, assiste impuissante à leur dégradation, que ce soit après une grossesse, un allaitement, une fonte pondérale, ou avec l’âge.
Sans doute faut-il aussi être une femme pour imaginer cette douleur dans sa chair et dans son âme.
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Le sein ou glande mammaire est une glande d’origine cutanée, sudoripare spécialisée. 
La peau (0) est le seul moyen de suspension de cette
glande, la musculation des muscles pectoraux (1) situés en
arrière du sein ne permettant jamais d’améliorer
sa forme ou de le « remonter ».
La suspension par la peau se fait par l’intermédiaire
de petits ligaments appelés ligaments de Cooper (2)
qui s’étendent de la face profonde de la peau
jusqu’à la face superficielle de la glande mammaire.
Dans certaines conditions, ces ligaments se distendent et
le sein s’affaisse, les fibres élastiques
de la peau se rompent, et les vergetures apparaissent.
Le mamelon (3) et l’aréole (4) forment est également
un point de fixation et de maintient du sein extrêmement
important. A sa face profonde, s’enfoncent les galactophores
(5) qui sont les canaux excréteurs de la glande mammaire.
Ils sont entourés et maintenus par des travées
de tissu conjonctif (6). Les lobules graisseux (7) et glandulaires
(8) chargés de la fonction lactatrice, sont situés plus profondément.
La fragilité de ces éléments anatomiques
impose que toute intervention sur le sein doit être
atraumatique, en évitant au maximum la section des
ligaments de Cooper qui suspendent le sein, et également
la dissection de la face profonde de la peau et de la glande.
La douceur n’est elle pas une vertu ?
Le « sein idéal » est sans doute impossible à définir précisément, les critères subjectifs de variabilité dans le beau étant nombreux : forme, volume, ethnies, modes. Il m’a paru néanmoins important, à la suite de minutieuses observations cliniques, de tenter de dégager des proportions qui permettent de tendre vers un « beau sein », ou du moins un sein en harmonie avec le thorax de chaque patiente.
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L’HEMI BASE THORACIQUE ANTERIEURE |
J’ai ainsi pu définir une dimension appelée hémi base thoracique antérieure (HBTA), qui s’étend de la ligne médio sternale, au centre du thorax, jusqu’au bord interne du bras, ou ligne axillaire antérieure. 
L’hémi base thoracique antérieure est à la base de toute l’anatomie harmonieuse du sein et mesure en moyenne 16,5 cm chez la femme. L’étude est réalisée sur 327 patientes : la moyenne arithmétique est de 16,47 cm, la médiane de 16,50 cm et l’écart type de 1,91.
A partir de l’hémi base thoracique antérieure, on peut situer « idéalement » pour chaque patiente :
La plaque aréolo mamelonnaire (PAM), constituée du mamelon (M) entouré de l’aréole (A) ;
Le sillon sous mammaire (SSM) ;
La distance sus sterno aréolaire ou segment I ;
La distance médio sterno aréolaire ou segment II.
La distance aréolo sous mammaire ou segment III ; |
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Le
segment I s’étend du creux sus sternal au bord supérieur
de l’aréole, et mesure en moyenne 16, 5 cm soit
exactement la valeur de l’hémi base thoracique.
Cette distance peut croître de 1, 2, voire 3 cm suivant
l’augmentation du volume et de la projection du sein.
Le segment II s’étend de la ligne médio
sternale au bord interne de la plaque aréolo mamelonnaire
et mesure en moyenne 8,5 cm soit près de la moitié de
l’hémi base thoracique antérieure (sur
327 patientes, moyenne arithmétique 8,88 cm, médiane
8,50 cm, écart type 2,25 cm).
Le segment III s’étend du bord inférieur
de la plaque aréolo mamelonnaire au sillon sous mammaire
et mesure entre 1/3 et la moitié de l’hémi
base thoracique antérieure soit, de 5,5 cm,
croissant de 1, 2, voire 3 cm suivant l’augmentation
du volume et de la projection du sein.
Lors
de l’examen clinique de chacune de mes patientes,
la mesure de l’hémi base thoracique antérieure
et des segments qui en découlent, permettent de m’orienter
vers le sein le mieux adapté à chaque morphologique
thoracique préexistante.
LES
ANOMALIES MORPHOLOGIQUES DES SEINS
Il existe quatre principales anomalies morphologiques des
seins.
Les seins trop volumineux, ou hypertrophie mammaire : 
Le segment I est supérieur à l’hémi
base thoracique antérieure (16,5 cm) et le segment
II est souvent supérieur à la moitié du
segment I (8,25 cm).
Il existe habituellement un affaissement du sein et de l’aréole, orientée parfois
vers le bas, ce qui majore encore la disgrâce.
Le segment III est souvent long, supérieur à la
moitié de l’hémi base thoracique antérieure,
(8,25cm) mais surtout déroulé et étalé.
Les seins trop petits, ou hypotrophie mammaire : 
Le segment I est inférieur voire égal à l’hémi
base thoracique antérieure (16,5 cm) et le segment
II est à peu près normal (soit la moitié de
l’hémi base thoracique antérieure :
8,25 cm).
Le segment III est toujours court, très souvent inférieur à 1/3
de l’hémi base thoracique (5,5 cm).
Dans certains cas, l’hypotrophie mammaire peut confiner à l’absence
complète de glande, où l’association à une
absence unilatérale du muscle grand pectoral doit
faire évoquer le syndrome de Poland.
Les
seins affaissés, ou ptose
mammaire : 
Associés à un volume mammaire variable, souvent
trop important mais parfois insuffisant, voire normal, le
segment I est très nettement supérieur à l’hémi
base thoracique.
En fait, le facteur morphologique le plus important est
la ptose, définie par la distance mesurée sur
la paroi thoracique, reliant en haut le sillon sous mammaire, à la
tangente au point le plus inférieur du sein, situé plus
bas. Si la ptose est supérieure à 3 cm, l’aspect
du sein devient le plus souvent disgracieux.
Les
seins asymétriques : 
D’une grande fréquence, il faut toujours tenter
de corriger cette anomalie, compliquant l’intervention,
quelqu’en soit son type.
LES
CAUSES DE CES ANOMALIES MORPHOLOGIQUES DU SEIN
Une dysmorphie mammaire est le plus souvent, psychologiquement
voire physiquement invalidante.
A l’adolescence, les seins peuvent se dévoiler
hypotrophiques ou hypertrophiques. Dans certains cas d’hypertrophie
mammaire dite essentielle, on peut être amené à opérer
des jeunes filles vers l’age de 16 ans, avant que les
ligaments de Cooper ne se distendent, améliorant ainsi
le résultat final, et sa pérennité.
Au cours de la vie adulte, les seins peuvent varier de
volume et ptoser, soit lors des manifestations du vieillissement
de la peau accentué par la fréquence de l’exposition
solaire aux UVB et aux UVA, soit après une grossesse,
un allaitement, la ménopause, semblant correspondre
aux variations de taux hormonaux.
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