La
chirurgie de la silhouette L'abdomen
- plastie abdominale
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CHIRURGIE
ESTHETIQUE ET REPARATRICE DE LA PAROI ABDOMINALE |
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La
paroi abdominale peut être dégradée dans
diverses circonstances : grossesse, amaigrissement, prise de
poids, effort musculaire violent, ou intervention antérieure
sur l’abdomen.
L’intégrité de la paroi abdominale est
restaurée par une intervention nommée plastie
abdominale.
Le but de la plastie abdominale est double :
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Esthétique :
restaurer les lignes harmonieuses concaves et convexes qui définissent la beauté du ventre ;
Fonctionnel :
restaurer la tonicité et la solidité de la paroi musculo aponévrotique, ce qui permet d’éviter de nombreuses douleurs dorso lombaires et des problèmes musculaires pelviens à l’origine d’incontinence urinaire.
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Trois
types d’interventions sont le plus couramment pratiqués
: la plastie abdominale classique avec transposition de
l’ombilic, la mini plastie abdominale et la lipoaspiration,
dont les indications respectives dépendent des conditions
anatomiques locales et du souhait de chaque patiente.
L’ANATOMIE
MORPHOLOGIQUE DE LA PAROI ABDOMINALE, SES ANOMALIES ET
LEURS CONSEQUENCES
La
paroi abdominale est constituée de 3 éléments
: la peau, la graisse sous cutanée, les muscles et
leurs aponévroses.
Le plus fréquemment, les 3 éléments
de la paroi sont touchés, mais à des degrés
variables.
La
peau
Elle est diversement détériorée : distendue,
en excès, amincie, ou vergeturée.
Son traitement repose sur l’exérèse cutanée
et sa remise en tension au moyen d’une suture fasciale
et d’un lambeau d’accolement selon une technique
originale.
La
graisse
Souvent retrouvée en excès, la mesure de l’épaisseur
du pli cutané permet de la quantifier en pinçant
la peau entre pouce et index, les muscles sous jacents étant
contractés. Le pli cutané de référence
est celui de la face interne du bras. Un pli cutané supérieur à celui
du bras signe un excès graisseux.
Cet excès est traité par lipoaspiration – ou
liposuccion – si le pli cutané dépasse
2 cm d’épaisseur. En deçà, l’aspiration
est contre-indiquée car dangereuse pour la vitalité de
la peau.
La
paroi musclo aponévrotiqu
Elle est constituée des muscles grands droits de l’abdomen – ou
muscles abdominaux –, des muscles obliques et de leurs
apovévroses respectives.
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| La paroi abdominale - les 2 muscles grands droits sont accolés en regard de l'ombilic : absence de diastasis |
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Les
muscles grands droits de l’abdomen
Au nombre de 2, ils s’étendent verticalement des dernières
côtes jusqu’au pubis en circonscrivant l’ombilic. Leurs bords
internes sont intimement accolés sur la ligne médiane. Parfois,
ces deux bords se désolidarisent verticalement l’un de l’autre
formant le diastasis des muscles grands droits, qui peut être complet,
de l’appendice xiphoïde en haut, jusqu’au
pubis en bas, ou concerner seulement la zone sous et péri ombilicale.
La palpation du ventre, particulièrement lors des efforts de toux, permet
le diagnostic.
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Absence de diastasis
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Diastasis des muscles grands droits
par désolidarisation de leurs bords internes |
Les causes sont variables. Le diastasis est par exemple
un des mécanismes
physiologiques de la grossesse qui permet à la cavité abdominale
de se développer. Dans certains cas, il disparaît 4 à 6 mois
après l’accouchement, surtout si la tonicité musculaire abdominale
avant la grossesse était de bonne qualité. Sinon, il s’atténue
sans disparaître complètement. Ailleurs, c’est après
une prise de poids, ou un effort chez un sportif qu’il peut se développer.
Enfin, on ne retrouve parfois aucune cause.
Les associations au diastasis
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| Ombilic normal |
Distension ombilicale (rond jaune) |
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| Hernie ombilicale (rond jaune) |
Eventration |
On
peut constater une simple distension de l’orifice ombilical qui est élargi
et moins profond, accentuant encore la dilatation de l’abdomen et l’aspect
caractéristique de « ventre rond » .
Cette distension peut évoluer vers la véritable
hernie ombilicale, qui est systématiquement recherchée, sous
la forme d’une masse de volume variable, bombant dans l’ombilic
et parfois douloureuse. Une hernie de volume modéré doit
toujours faire craindre l’évolution
vers de graves complications digestives à type d’occlusion du
grêle. Son
traitement s’intègre dans celui de la plastie abdominale. 
Les hernies de la ligne blanche, les hernies inguinales et les véritables éventrations
sont moins fréquentes, et systématiquement dépistée à l’examen
clinique pré opératoire. 
Les conséquences du diastasis
Elles sont esthétiques par dilatation de la cavité abdominale.
Il s’agit d’un point faible et sous l’effet de la poussée
des organes intra abdominaux vers l’avant, les muscles et le diastasis
s’étirent et s’ouvrent à la manière des deux
pages d’un livre accentuant encore l’aspect de « ventre rond ».
Mais les conséquences sont également fonctionnelles. Parfois à l’origine
de douleurs, notamment à l’effort, ce diastasis contrarie le fonctionnement
normal des muscles dorsaux et para lombaires, source de nombreuses douleurs dorso
lombaires, ainsi que le fonctionnement des muscles pelviens, à l’origine
de l’affaissement des organes pelviens et de son cortège de problèmes
gynécologiques et urinaires. La musculation des parois de la cavité abdominale
améliore souvent de nombreux lumbagos et incontinence urinaire.
Le
traitement du diastasis
Un ventre parfaitement plat ne peut être obtenu sans corriger le diastasis
: l’exérèse des excédants de peau et de graisse ne
suffit habituellement pas à redonner au ventre un bel aspect esthétique.
Le diastasis est obturé sur la ligne médiane par l’intermédiaire
d’une suture solide des 2 bords internes des muscles grands droits, en
deux plans : plan profond par points en X au fil non résorbable n°1
doublé par un plan superficiel au fil résorbable n° 1. |
Les
muscles obliques de l’abdomen
Ils ferment la cavité abdominale latéralement,
de chaque côté des muscles grands droits et
sur les flancs. Grand et petit obliques sont parfois distendus,
et peuvent faire l’objet de plicatures afin de les
renforcer et d’affiner la taille.

ANATOMIE
ARTISTIQUE ET RAFFINEMENTS TECHNIQUES PERSONNELS PERMETTANT
D’AMELIORER LES RESULTATS
Un
beau ventre n’est pas uniformément plat
mais offre une succession de concavités et de convexités,
reflétant harmonieusement le modelé musculaire.
Les concavités correspondent aux insertions musculaires
et sont définies par :
la ligne
médiane, du thorax à l’ombilic
(1) ;
la ligne
sous costale, juste au dessous du rebord costal (2) ;
la ligne
latérale qui correspond à la taille (3) ;
la ligne
para médiane, au bord externe des muscles
grands
droits (4) ;
la fossette péri-ombilicale
(5) ;
la fossette sus inguinale,
au dessus de l’arcade crurale (6) ;
Les
zones galbées sont définies
par :
la
zone médiane sus ombilicale : en regard du corps des deux muscles
grands droits dans leur partie sus ombilicale avec leurs fameuses dépressions
horizontales en barres. Elle s’étend des côtes inférieures à l’ombilic
(A) ;
la zone médiane sous ombilicale : en regard du corps des deux muscles
grands droits dans leur partie sous ombilicale .Elle s’étend de
l’ombilic jusqu’à quelques centimètres au dessus
du pubis (B).
Il découle de cette étude des raffinements techniques originaux
qui embellissent des aspects ciblés de l’abdomen :
l’harmonie des ses
courbes ;
l’ombilic ;
le pubis ;
la zone sus pubienne ;
la taille ;
et enfin, la cicatrice
sus pubienne.
L’harmonie
des courbes
La volupté des courbes est restaurée par la
lipoaspiration nommée « sculpturale » car
elle suit le modelé des muscles sous jacents. La quantité de
graisse aspirée est accentuée en regard des
zones d’insertions musculaires et, en revanche, plus
modérée en regard du galbe des corps musculaires.
L’ombilic
Sa forme, sa taille et sa situation marquent toute la finesse
de la qualité du résultat d’une plastie
abdominale.
Sa
forme
Elle doit être harmonieuse sans traction excessive vers le bas. Le conduit
ombilical garde une direction perpendiculaire à la peau avec une tolérance
de 45°. Le plan ombilical doit être plus profond que les plans cutanés
adjacents.
Il est enfoui de trois manières : exérèse d’un tube
graisseux sous cutané, lors de son extériorisation; création
d’une fossette péri ombilicale par lipoaspiration, et le plus
souvent, fixation lâche de ses parois au muscle profond. 
Sa situation
Elle doit être très précise tant
horizontalement que verticalement.
Horizontalement, l’ombilic est situé sur la ligne médiane
verticale xipho-pubienne, repérée en pré et per opératoire.
Verticalement, l’ombilic n’est ni trop haut ni surtout trop bas.
Il est classiquement situé légèrement au dessus de la ligne
horizontale qui rejoint le bord supérieur des 2 épines iliaques
antéro supérieures et jamais à moins de 11 cm du bord supérieur
du pubis. Mais, en définitive, c’est le sens artistique du chirurgien
qui intervient car cette position verticale de l’ombilic dépend
de nombreux facteurs : forme du ventre, distance xipho-pubienne, hauteur du
pubis, finesse de la taille, situation et degré de courbure de la cicatrice horizontale.
Un ombilic mal placé peut gâcher une plastie par ailleurs de qualité correcte.
Sa taille
Son diamètre excessif est un problème fréquent qui peut être évité au
cours de la transposition par une excision cutanée réduite dont
le tracé d’excision est minutieusement adapté à chaque
cas : horizontal en « aile de papillon » ou concave vers le haut.
Un diamètre trop réduit est souvent observé après
une souffrante ombilicale secondaire à des problèmes vasculaires
ischémiques qu’il faut éviter. |
Le
pubis
Une exérèse cutanée trop importante,
sous tendue par une cicatrice trop haut située étale
excessivement le triangle pileux pubien vers l’ombilic,
ce qui est très disgracieux. La cicatrice doit être
bas située, éventuellement complétée
par un petit trait cicatriciel vertical médian.
En définitive, il faut choisir entre une cicatrice
trop haut située, étalant le pubis, et une cicatrice
basse avec un pubis normal mais complété par
un trait de refend vertical supplémentaire, très
peu visible au terme de la première année.
La
taille
Un ventre possède une face et deux profils. Il me
semble qu’un beau ventre supporté mal, de profil, un
excès graisseux des flancs et des régions
lombaires. Aussi, le plus
souvent, j’associe la lipoaspiration abdominale à une
aspiration des flancs et des régions lombaires. Ce
raffinement tend à affiner la taille, et me parait
très important pour harmoniser la nouvelle paroi abdominale
au reste des éléments de la ceinture, « allégeant » ainsi
la silhouette.
La
cicatrice sus pubienne
Une cicatrice est toujours visible. Il faut systématiquement
chercher à l’atténuer.
Quelques règles doivent, à mon sens, être
respectées : sa situation basse, sa forme concave
vers le haut, sa symétrie, sa longueur minimale, l’égale épaisseur
des zones qui l’entourent et enfin, sa qualité de
suture maximale.
Sa situation basse
Jamais située au dessus du pli inférieur
du bourrelet cutanéo-graisseux,
elle est ainsi parfaitement masquée par une culotte même très échancrée .
Dans les cas difficiles, quand un bourrelet cutanéo graisseux peu développé impose
une cicatrice trop haute, je préfère abaisser au maximum la cicatrice
en effectuant une courte cicatrice verticale supplémentaire, située
sur la ligne médiane, juste au dessus du pubis. Une cicatrice médiane
sous ombilicale peut également être transformée en une
cicatrice horizontale. 
Sa forme concave vers le haut
Plus difficile à effectuer qu’une cicatrice
horizontale, son tracé est
prévu par un schéma pré opératoire très
précis.
Cette forme concave vers le haut, suivant le pli inférieur du bourrelet,
me semble plus naturelle, de meilleure qualité et, plus aisément
masquée qu’une cicatrice horizontale qui coupe la racine antérieure
des cuisses.
Il me parait également
préférable d’éviter les aires lymphatiques inguinales, éliminant
ainsi de nombreux épanchements post opératoires, nous le reverrons.
Sa courbure symétrique
Obtenue par un schéma pré opératoire d’exérèse
cutanée parfaitement calculé par rapport à la ligne médiane,
la suture doit également être soumise à des tensions minutieusement
dosées à gauche comme à droite.
Sa longueur minimale
Elle parait toujours trop longue, car elle s’étend
obligatoirement d’une extrémité à l'autre du
bourrelet cutanéo graisseux.
Il faut toujours tenter de la raccourcir en « trichant » tout
en évitant
de laisser un excès cutanéo-graisseux latéral ou « oreilles » qu’il
faut alors éliminer secondairement, sous anesthésie locale. 
En règle générale, il faut distinguer 2 cas :
la
patiente est gênée par l’aspect
de son ventre dans les deux positions, debout et assise
: la quantité de peau à enlever sera
importante et la cicatrice obligatoirement longue
;
A
l’inverse, la patiente n’est gênée
qu’en position debout – il est possible
d’enlever moins de peau et de compter sur sa
rétraction post opératoire. La cicatrice
sera alors moins longue.
En définitive, l’évaluation précise de la longueur
de la cicatrice est discutée avec chaque patiente avant l’intervention,
et dépend :
du
souhait de chacune – cicatrice courte mais ventre
moins plat et inversement – ;
des
conditions anatomiques abdominales pré existantes.
L’égale épaisseur des
zones alentour
La dépression ou inversement, le surplus cutanéo - graisseux sus
pubien est difficile à éviter par un chirurgien peu expérimenté.
Les règles suivantes me semblent importantes à respecter :
laisser
de la graisse contre le muscle dans la zone sus pubienne
médiane lors du décollement pré aponévrotique
;
associer
la lipoaspiration et le dégraissage au bistouri
de la couche tissulaire profonde sous fasciale de la
zone située juste au dessus de la cicatrice.
Attention néanmoins, ce geste exige beaucoup
de doigté et de prudence afin d’éviter
toute nécrose cutanée ;
suturer
le fascia inter graisseux en haut à la graisse
du pubis en bas ;
suturer
la peau par lambeau d’accolement, selon une technique
originale décrite dans le chapitre des cicatrices.
Sa qualité de suture maximale
Cette qualité me semble améliorée
par deux raffinements techniques originaux :
le
lambeau d’accolement qui est une technique de
suture permettant d’éviter en partie l’élargissement
secondaire. Cette technique impose un bourrelet cicatriciel
post opératoire disgracieux qui s’aplatit
en 45 jours.
l’exérèse
maximale du derme des deux berges de la suture définitive
permettant, me semble t’il, de diminuer l’hypertrophie
cicatricielle post opératoire qui est un épaississement
rosé, parfois douloureux de la cicatrice qui
disparaît progressivement en plusieurs mois.
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LES
TECHNIQUES CHIRURGICALES ET LEURS INDICATIONS
Les
techniques chirurgicales
La
sévérité des anomalies des éléments
constitutifs de la paroi abdominale permet de définir
trois types d’intervention : la plastie abdominale
classique, la mini plastie abdominale et la simple lipoaspiration.
La
plastie abdominale classique
Très fréquemment indiquée, elle corrige les 3 éléments
de la paroi :
les
muscles par cure du diastasis sus et sous ombilical
;
la
graisse par lipoaspiration ;
la
peau et l’ombilic par exérèse du
bourrelet cutanéo graisseux situé entre
l’ombilic et le pubis suivie d’une transposition
ombilicale, c'est-à-dire, d’un déplacement
de l’ombilic vers le haut. 
La
mini plastie abdominale
Indiquée très fréquemment, elle traite également
les 3 éléments de la paroi :
les muscles par cure du diastasis souvent uniquement sous ombilical ou remontant
de quelques centimètres au dessus de l’ombilic ;
la graisse par lipoaspiration ;
la peau par exérèse d’un bourrelet sus pubien de 7 à 10
cm d’épaisseur. L’ombilic n’est pas déplacé mais
sa face profonde peut être désinsérée puis resuturée à quelques
cm plus bas, afin d’étirer et d’atténuer des vergetures
situées au dessous de l’ombilic. 
La
lipoaspiration abdominale
Etudiée en détail dans le chapitre des lipodystrophies
localisées,
elle peut être réalisée isolément en cas d’excès
graisseux recouvert d’une peau de bonne qualité, tonique, peu
excédentaire
et peu vergeturée, capable d’une forte rétraction post
opératoire.
Parfois, un diastasis sous ombilical associé peut être suturé sous
endoscopie par l’intermédiaire
d’une petite incision pubienne. Cette lipoaspiration est toujours « sculpturale ». |
Les
indications chirurgicales
Les indications de chaque type d’intervention sont
parfois faciles à poser dans les cas extrêmes.
Le « tablier
abdominal » Habituellement
défini
par :
un
excès de peau recouvrant en partie le pubis
et les régions inguinales à la façon
d’un tablier ;
un
excès graisseux de toute la ceinture
abdominale ;
un
diastasis des muscles grands droits, souvent
large et volontiers associé à une hernie
ombilicale voire une éventration.
La plastie abdominale classique trouve ici
sa meilleure indication. L’incision
abdominale est basse, sus pubienne, souvent longue, et concave vers le haut.
Le petit « ventre rond »
est défini
par :
un
excès graisseux péri ombilical dont
le pli cutané dépasse rarement 8 à 10
cm ;
une
peau sans vergeture, tonique et rétractile
;
un
diastasis sous ombilical très discret – inférieur à 2
cm de largeur – ou absent.
Le traitement indiqué est la lipoaspiration détaillée dans
le chapitre des lipodystrophies localisées.
Les indications sont plus difficiles à poser
dans les cas intermédiaires ou
dans les cas particuliers suivants :
vergetures
localisées au-dessus de l’ombilic,
le reste du ventre étant, par ailleurs
correct ;
ventre
très vergeturé avec excès
de peau mais sans excès de graisse,
ni diastasis.
Dans ces cas, l’intervention type est la mini plastie abdominale avec ses
variantes en fonction de l’anatomie pré existante de l’abdomen – soit
cicatrice courte et basse, soit cicatrice plus longue et toujours basse mais
complétée par un trait cicatriciel vertical médian et
court.
Dans certains cas, une désinsertion de l’anneau ombilical profond
suivi d’une suture à quelques centimètres plus bas, permet
d’effacer des vergetures localisées au dessus de l’ombilic.
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EXAMEN
CLINIQUE PRE OPERATOIRE |
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L’INTERROGATOIRE
Les
antécédents
Ils sont précisés et consignés par écrits
:
Les antécédents médicaux, chirurgicaux,
notamment les interventions ayant porté sur la paroi
abdominale ;
Les habitudes
alimentaires, diététiques et
sportives ;
Les tares
: diabète, hypertension artérielle
;
Les problèmes thyroïdiens : l’hypothyroïdie étant
souvent retrouvée ;
Le nombre
d’enfants, l’âge du dernier
enfant et l’éventuel désir de grossesse
: si un enfant est souhaité dans l’année,
il vaut mieux reporter l’intervention 6 mois après
l’accouchement ;
Les antécédents de césarienne : souvent
retrouvés, la cicatrice de la plastie abdominale est
toujours placée en dessous de la cicatrice de césarienne
et l’emporte. Les douleurs post opératoires
d’une plastie abdominale sont toujours beaucoup moins
intenses que ceux d’une césarienne ;
Les prises
médicamenteuses : notamment anxiolytiques,
antidépresseurs, hypnotiques ;
L’intoxication tabagique : elle doit être quantifiée
car ses effets délétères sur la micro
vascularisation cutanée favorisent les troubles ischémiques
post opératoires. L’extrême prudence s’impose
donc chez une patiente dont l’intoxication dépasse
20 paquets-année soit l’équivalent d’un
paquet par jour pendant 20 ans. La cicatrisation est toujours
plus difficile, notamment dans la région sus pubienne.
L’exérèse cutanée doit être
moins importante, la tension cutanée réduite
et la lipoaspiration très prudente voire contre indiquée.
L’arrêt complet de l’intoxication un mois
avant l’intervention est toujours souhaitable.
Le
poids
Une
plastie abdominale est idéalement indiquée
quand le poids est stable depuis au moins un an ou a peu
varié, moins de 5 kg. Une plastie abdominale peut
prendre place lors d’une phase d’amaigrissement
mais rarement lors d’une période de prise de
poids. En règle générale, la plastie
abdominale n’est pas un traitement de l’obésité, à l’exception
du cas de la patiente ou du patient qui a déjà maigri,
mais reste, malgré ses efforts, à un poids
stable, encore en état d’obésité.
Une plastie abdominale, réalisée à ce
moment précis, déclenche souvent une nouvelle
phase d’amaigrissement.
Il existe plusieurs formules permettant de définir
l’obésité et la surcharge pondérale,
mais les
poids osseux et musculaire de chaque patient me semblent
modifier les résultats de ces formules qui me paraissent
parfois fort discutables, notamment pour les faibles surcharges.
La
date d’apparition de ces problèmes
abdominaux
Ils
sont souvent apparus depuis de nombreuses années
:
Parfois
dès la puberté : il s’agit
de forme où le facteur génétique semble
intervenir. On connaît des familles où les femmes
d’une même lignée montrent toutes des
problèmes de distensions abdominales.
Bien
souvent, après une grossesse ou une prise
de poids.Dans
tous ces cas, la période de maturation décisionnelle
est longue, chaque patiente ayant souvent essayé,
sans succès, de nombreux traitement locaux (mésothérapie,
crèmes…).
La motivation de ces patientes est donc importante et justifiée.
L’EXAMEN
CLINIQUE
Il
est complet et adapté à chaque patiente
en fonction de ses propres pathologies. Il faut souligner
néanmoins l’importance de l’appréciation
de l’état de la peau, de la graisse et des veines
des membres inférieurs.
L’état
de la peau
Une peau élastique, souple et tonique, autorise certes une aspiration
mais surtout une aspiration plus complète et plus superficielle. En
effet, seule une peau de qualité se remodèlera harmonieusement
sur son support graisseux affaibli par l’aspiration de graisse.
A l’inverse, une peau moins tonique ou vergeturée sera moins rétractile
et imposera après lipoaspiration et cure du diastasis, l’exérèse
du bourrelet cutanéo- graisseux sus pubien.
La
souplesse de la graisse
La face externe de la peau est aspirée doucement et
pétrie par roulement, de façon à améliorer
le drainage de la graisse sous - jacente .L’excès
graisseux profond à aspiré, est alors plus
facilement défini et localisé à la palpation,
facilitant ainsi un geste opératoire fin, complet
et sans danger.
Il est important de signaler que, durant une lipoaspiration,
l’extrémité mousse de la canule doit
toujours être sentie sous les doigts de la main gauche,
de façon à contrôler sa position exacte
et sa profondeur, évitant ainsi tout accident de perforation
de l’abdomen.
La souplesse de la graisse des flancs et des régions
lombaires est évaluée, au même titre
que celle du ventre, car j’associe fréquemment, à la
plastie abdominale, une lipoaspiration de toute la ceinture.
L’état
veineux des membres inférieurs
La présence de varices impose :
un bilan
veineux des membres inférieurs par écho-döppler
et, dans certains cas, un traitement approprié avant
l’intervention ;
une prévention des phlébites par des anticoagulants
de bas poids moléculaire prescrits la veille de l’intervention
car une plastie abdominale est particulièrement thrombo-emboligène,
favorisant l’apparition de phlébites.

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LE
DEROULEMENT DE L'INTERVENTION |
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LE
BILAN PRE OPERATOIRE
L’examen clinique complet consigne l’ensemble
des antécédents médicaux et chirurgicaux,
les tares, les allergies, les prises médicamenteuses
habituelles.
Deux consultations pré opératoires auprès
du chirurgien sont nécessaires, la seconde complétant
la première.
Le bilan biologique pré opératoire est systématique
et notamment les bilans lipidique – à la recherche
d’anomalies des taux de triglycérides et de
cholestérol – et glycémique – la
glycémie à jeun dépistant un diabète
gras débutant.
La consultation de cardiologie avec électrocardiogramme
et au moindre doute échographie cardiaque est systématique
car il n’est pas rare de découvrir de petites
anomalies, à surveiller ultérieurement.
La prescription de veino-toniques pendant 10 jours avant
et après l’intervention me semble souvent
judicieuse.
La consultation d’anesthésie est obligatoire,
précédant légalement d’au moins
trois jours l’intervention.
L’anxiété est habituelle avant toute
intervention. La prescription d’un anxiolytique à faible
dose pendant 5 jours avant l’intervention, est parfois
nécessaire.
De nombreux documents légaux doivent être lus
et signés par chaque patiente : consentement éclairé,
devis…
La gaine compressive sur mesure est commandée à l’avance.
Elle sera portée après l’ablation du
drainage aspiratif, juste avant la sortie de la clinique.
Cinq séances d’endermologie sont également
souvent nécessaires et pratiquées tous les
deux jours avant l’intervention.
Enfin, il faut vérifier l’absence de prise de
médicaments contenant de l’aspirine car ils
entraînent toujours un saignement per et post opératoire
accru.
LA
VEILLE DE L’INTERVENTION
Lavage
complet du corps et shampooing.
Retirer bagues, bijoux et vernis à ongles.
Rasage sur 2 cm de la partie supérieure du pubis, effectué par
une aide soignante et désinfection à la bétadine de la
peau des régions qui seront opérées.
Prise éventuelle d’un anxiolytique.
Ne rien boire, ne rien manger, ne pas fumer après minuit. Une patiente
ou un patient qui n’est pas parfaitement à jeun ne peut être
opéré le lendemain matin.
Prescription systématique d’un anticoagulant de type héparine
de bas poids moléculaire, injecté en sous cutané, à la
posologie de 0,2 à 0,4 ml en fonction du poids corporel. Cette prévention
antithrombotique permet d’éviter les phlébites et l’embolie
pulmonaire, non exceptionnelles en matière de plastie abdominale.
Il faut en connaître les facteurs favorisants qui font moduler les
indications :
Obésité ;
Age avancé ;
Diabète ;
Prise de contraceptifs
oraux qu’il est toujours préférable
d’arrêter un mois avant l’intervention ;
Intoxication tabagique,
le risque devenant important à la dose d’un
paquet par jour depuis 20 ans (soit 20 paquets - année). Certains patients
cessent de fumer un mois avant l’intervention ;
Varices des membres inférieurs
;
Antécédents de phlébite
personnels ou familiaux ;
Antécédents d’embolie
pulmonaire personnels ou familiaux ;
Troubles de la coagulation connus.
Des bas de contention anti thrombose sont volontiers portés 7 jours
avant, pendant et après l’intervention notamment, en présence
d’un ou plusieurs facteurs favorisants. Cette prévention antithrombotique
est arrêtée à la sortie de la clinique.

L’INTERVENTION
Les
photos définitives
Elles
sont prises au bloc opératoire, en position
debout, de face, de profil et de trois quarts. Les premières
photos du dossier ont été prises lors de
la seconde consultation pré opératoire
La numérisation et l’informatisation permettent
un classement efficace des photos et des films ainsi que
leur impression rapide.
La veille de l’intervention chaque dossier photographique
est minutieusement étudié et un plan opératoire,
différent pour chaque patiente, est élaboré.
Dans quelques années, ce plan sera probablement établi
informatiquement.
Il ne faut pas négliger non plus l’aspect dynamique
des résultats. C’est insister sur l’importance
des films de support numérique.
Enfin, il est essentiel, pour juger les résultats,
de disposer d’au moins trois photos avant l’intervention
(face, profil trois quarts), et de trois photos prises après
l’intervention si possible, sous les mêmes angles, à la
même distance et avec le même objectif.
Les résultats sur deux photos (une avant et une après)
me paraissent aussi trompeurs voire malhonnêtes que
des retouches photographiques.
Les
dessins pré opératoires
Ils
sont effectués au bloc opératoire, très
précisément, juste avant l’intervention,
en utilisant un marqueur cutané à pointe fine
et à encre indélébile.
La cicatrice sus pubienne est marquée en position
debout. Elle est concave vers le haut et présente
2 directions de concavité variable de chaque côté.
Elle est toujours basse, emportant souvent 2 cm de peau pileuse
et toujours une éventuelle cicatrice de césarienne.
Quand l’ombilic va être transposé, son
bord externe est entouré d’un trait précis
et arrondi.
Quand une lipoaspiration est prévue, des marquages
minutieux sont effectués. De cette précision
dépend en partie la finesse de la qualité du
résultat, car les excès graisseux sont le plus
souvent peu visibles en position opératoire allongée.
L’anesthésie
Il
s’agit toujours d’une anesthésie générale
avec intubation trachéale qui dure, selon les cas,
de 1 heure à 2 heures.
L’intervention est rarement menée sous rachi-anesthésie,
technique qui accentue l’œdème post opératoire
par vaso-dilatation et laisse souvent sensible, pendant l’intervention,
la partie haute sous costale de l’abdomen.
La
position opératoire
Il
s’agit toujours du décubitus dorsal, avec
flexion des cuisses de 30° sur le bassin, sans compression
des genoux ni des mollets. Les bras sont maintenus en abduction à 90°.
La lipoaspiration des régions lombaires est effectuée
en fléchissant les genoux et en provoquant une rotation
externe du bassin d’un côté puis de l’autre.
L’appui sur la table des deux membres inférieurs
est protégé.
L’asepsie
Elle
est chirurgicale et complète, en utilisant un
badigeonnage à la bétadine dermique.
La protection du pubis par un film collant est systématique.
L’infiltration
pré opératoire
Il
faut injecter, dans la paroi abdominale ,
en tout début d’intervention
et avec une aiguille et une seringue adaptées, du
sérum injectable ou du liquide de Ringer lactate
en quantité égale à la quantité de
graisse qu’il est prévu d’aspirer. Le
sérum injectable est mélangé à de
la xylocaïne adrénalinée : habituellement
un litre de sérum pour 3 flacons de xylocaïne
adrénalinée à 1%, la dose maximale
de xylocaïne adrénalinée à 1% étant
de 5 flacons par intervention.
Cette infiltration offre de nombreux avantages :
perte
de sang réduite et fatigue post opératoire
atténuée ;
volume
de graisse aspirée pouvant atteindre 3 litres,
sans problème volémique ;
diminution
de l’œdème post opératoire
par une atténuation du réflexe nerveux sympathique
de vasodilatation ;
simplification
de l’aspiration par décollement
entre graisse et muscle et fragmentation de la graisse à extraire
;
L’infiltration est particulièrement intense
en regard des futures incisions cutanées.
La
technique opératoire de la plastie abdominale
classique avec transposition ombilicale
La
lipoaspiration
La lipoaspiration représente le premier temps opératoire et est
effectuée avec des canules très fines, de 2 ou 3 mm de diamètre,
introduites sous la peau par de minuscules incisions pubiennes et ombilicales.
De manière à être uniforme, les directions sont toujours
croisées. Toujours « sculpturale », la lipoaspiration contourne
de façon précise le relief musculaire sous jacent de manière à l’accentuer.
La prudence est toujours de règle : la palpation de l’extrémité de
la canule par la main gauche est une précaution élémentaire
dans ce type d’intervention. Le geste doit être souple et maîtrisé.
L’incision
L’incision présente les caractéristiques
suivantes :
sus
pubienne ;
concave
vers le haut suivant une double orientation de chaque
coté ;
basse,
en évitant les régions inguinales ;
la plus
courte possible ;
emportant
le maximum de derme sur les berges supérieure
et inférieure, préparant ainsi un type
original de suture appelé lambeau d’accolement.
La dissection pré aponévrotique
sous ombilicale
Cette dissection est menée du pubis à l’ombilic, au contact
du muscle, sauf aux pourtours du pubis où il faut laisser une certaine épaisseur
de graisse.
L’hémostase au bistouri électrique est minutieuse, coagulant
chaque vaisseau perforant et surtout toutes les dendrites tissulaires blanchâtres
qui se tendent régulièrement, entre la graisse, surtout latéralement.
L’isolement
de l’ombilic
L’incision péri ombilicale suit un tracé arrondi et adapté à chaque
forme d’ombilic, parfois à tendance triangulaire, pointe dirigée
vers le bas.
La
dissection pré aponévrotique sus ombilicale
Cette dissection est menée vers le haut, au dessus de l’ombilic,
le plus souvent jusqu’à l’appendice xiphoïde et peu étendue
latéralement.
La dissection et la cure d’une éventuelle
hernie ombilicale associée
La hernie est disséquée, son contenu réintégré,
dans la cavité abdominale et l’orifice ombilical profond est solidement
refermé.
La cure du diastasis sus et sous ombilical
La suture est effectuée en 2 plans : points en X au fil non résorbable n°0 doublé par un surjet au fil à résorption lente n°1. Les aiguilles sont de section ronde afin d’éviter toute déchirure de l’aponévrose musculaire, souvent fragile.
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Suture en 2 plans du diastasis
des muscles grands droits |
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L’exérèse du bourrelet cutanéo graisseux sous ombilical
Effectué selon un tracé adapté à chaque cas, cette
exérèse est associée à un dégraissage profond
et prudent des tranches de section.
La vérification de l’hémostase
L’hémostase est minutieuse après lavage au sérum bétadiné tiède.
Le drainage
Effectué par deux drains aspiratifs, l’un sus et l’autre sous
ombilical sortant par la région pubienne.
L
’extériorisation
de l’ombilic.
Après son isolement, l’ombilic est situé sous la peau. il
est extériorisé en bonne position à un niveau très
précis et variable suivant chaque cas. L’ombilic est ensuite suturé finement à la
paroi abdominale qui l’entoure.
Fermeture cutanée
Elle est très spécifique, constituée par un lambeau d’accolement
en trois plans :
fascial,
au fil à résorption semi lente 2/0 ;
dermique,
au fil à résorption semi lente 2 et 3/0
;
épidermique,
par de fines agrafes.
Les deux extrémités latérales sont traitées de façon à éviter
tout excès cutanéo graisseux résiduels appelés « oreilles ».
La
lipoaspiration terminale
Cette lipoaspiration concerne les flancs et des régions
lombaires.
Effectuée par l’intermédiaire d’une minuscule incision
latérale de chaque côté, elle emporte
souvent 1 à 1,5 litres de graisse, donnant une touche très personnelle à cette
intervention.
Le
pansement
Une sorte de filet appelé contensor est collé, à même
la peau, d’une région lombaire à l’autre. L’ombilic
est recouvert d’une compresse grasse imprégnée de corticoïdes.
Les régions lombaires aspirées sont très fortement comprimées
par des bandes collantes élastiques. |

LES
SOINS POST OPERATOIRES
A
la clinique
La
surveillance est soutenue pendant au moins trois heures
en salle de réveil, près du bloc opératoire,
par un personnel compétent puis, après le retour
en chambre, par une infirmière diplômée
d’état du service de chirurgie.
Les antalgiques, de type variés et adaptés à chaque
patient, sont prescrits systématiquement, parfois
injectés à la seringue électrique.
Cette intervention est considérée comme peu
douloureuse, sauf dans les régions lombaires qui supportent
le poids du corps allongé et qui sont certainement
les zones les plus sensibles.
Le premier levé est précoce :
parfois,
quelques heures après l’intervention
;
dans tous les cas le lendemain matin ;
en position
penchée vers l’avant et en maintenant
une compression des mains sur le ventre ;
prévenant les phlébites
et ses complications.
Une toux doit immédiatement faire comprimer le ventre.
Les médicaments habituels sont repris dès le
lendemain matin avec l’accord du chirurgien ou de l’anesthésiste.
Les anticoagulants sont prescrits jusqu’à la
sortie.
Un antibiotique est volontiers prescrit en flash per opératoire
Le premier pansement est effectué au deuxième
jour. La compression lombaire est enlevée et le contensor
est laissé en place. La cicatrice est désinfectée à la
bétadine dermique.
La position allongée légèrement assise,
genoux fléchis, est maintenue pendant les premières
48 heures, nuit et jour, diminuant la tension cutanée
cicatricielle et la tension musculaire sur la ligne médiane.
La sortie à lieu vers le 4ème ou 5ème
jour, quand les drainages aspiratifs ne produisent pas plus
de 30 ml par 24 heures. En pratique, le drainage dicte le
jour de la sortie. Les drains sont enlevés ainsi que
le contensor de manière indolore. La cicatrice est
pansée de compresses grasses imprégnées
de corticoïdes qui sont recouvertes de compresses sèches
maintenues par des bandes adhésives non allergéniques.
La gaine de contention est ensuite enfilée.
Au
domicile
Désinfection bétadinée et pansement
quotidien pendant 8 jours par une infirmière ou un
infirmier à domicile.
Absorption de vitamines et de fer, commencée parfois
2 semaines avant l’opération, lorsque le volume
cutanéo- graisseux à enlever est important.
Une transfusion sanguine n’est, en principe, jamais
nécessaire.
Port de la gaine compressive nuit et jour. Elle est enlevée
quand la patiente se sent mieux sans compression, soit vers
la 3ème ou la 4ème semaine.
Les agrafes sont desserrées au 5ème jour et
enlevées au 7ème jour. Ce geste est totalement
indolore.
Les fils de l’ombilic sont enlevés au 15ème
jour.
La convalescence est dure entre 15 jours et 3 semaines.
L’arrêt de sport est de 45 jours. L’activité est
reprise doucement et prudemment, tout mouvement douloureux
devant être immédiatement interrompu.
En revanche, les muscles abdominaux ne sont pas contractés
avec force pendant au moins 3 mois.
L’EVOLUTION
POST OPERATOIRE HABITUELLE
L’œdème
D’intensité variable mais inévitable,
ce gonflement est secondaire à :
l’afflux de sérum dans l’espace vide
laissé par la graisse aspirée ;
la constitution,
presque obligatoire, d’un épanchement
lymphoréique sous ombilical ;
la vasodilatation
locale, d’origine nerveuse sympathique,
causée par le traumatisme local, comme on peut le
rencontrer, par exemple, après d’une entorse
de cheville.
Ce gonflement est maîtrisé par la compression
douce de la gaine qui favorise en plus sa résorption.
Les résultats de l’intervention ne sont appréciés
qu’en différé :
le
ventre recommence à dégonfler qu’à l’issue
du premier mois qui suit l’intervention ;
le dégonflement est net vers troisième
mois ;
le résultat définitif ne peut être
jugé qu’au sixième voire huitième
mois après l’intervention.
Il faut donc être patient et savoir que certaines zones
peuvent dégonfler plus rapidement que d’autres,
notamment un côté par rapport à l’autre.
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